Un réseau d’alerte de la myopathie atypique (AMAG) a été créé afin que les propriétaires d’équidés mettent en œuvre des mesures de prévention ponctuelles lorsque le risque d’intoxication est important. En effet, si la myopathie atypique n’a pas les caractéristiques d’une maladie contagieuse, elle se déclare néanmoins sous la forme d’une épizootie (i.e. une épidémie qui touche les animaux) : plusieurs équidés sont atteints par la maladie au même moment et ce, dans différentes régions voire dans différents pays européens.

PREVENTION-AMAG-Accueil

 

Une alerte largement diffusée via un réseau efficient permet aux propriétaires d’équidés de prendre des mesures ponctuelles (mesures préventives) afin de diminuer le risque de myopathie atypique.

En 2004, à l’initiative de la Faculté de Médecine vétérinaire de l’Université de Liège, un groupe d’alerte appelé « AMAG » pour « Atypical Myopathy Alert Group », en anglais, a été créé. L’AMAG est une association informelle regroupant des scientifiques, vétérinaires et propriétaires d’équidés confrontés à des cas de myopathie atypique et qui déclarent leur(s) cas afin d’alimenter l’alerte. De nombreuses facultés de médecine vétérinaire européennes déclarent leurs cas via ce site Internet dédié à la myopathie atypique. En France, les alertes sont alimentées par les vétérinaires sentinelles du Réseau d’Épidémio-Surveillance en Pathologie Équine (RESPE) qui collabore avec la Faculté de Médecine vétérinaire de l’Université de Liège et ce, depuis l’apparition des premiers cas français (à l’automne 2002).

La déclaration des cas, associée à la récolte des informations cliniques et épidémiologiques, permet de suivre la distribution géographique et temporelle des cas, les conditions d’apparition de ceux-ci et les caractéristiques cliniques de la maladie.  L’analyse des informations récoltées permet d’améliorer le diagnostic, d’identifier des facteurs pronostiques de survie et de recommander des mesures préventives.  

 

Actuellement, le réseau a recensé des cas dans une quinzaine de pays européens dont l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, le Danemark, la France, l’Espagne, l’Italie, l’Irlande, le Luxembourg, les Pays-Bas, le Portugal, la République Tchèque, le Royaume-Uni, la Suède et la Suisse.

Hors Europe, des intoxications similaires ont été rapportées en Australie (données non publiées), aux États-Unis et en Nouvelle-Zélande.

 

 

Déclarez vos cas  et encouragez vos connaissances à rapporter les leurs !

 

Les alertes sont envoyées par mail aux personnes enregistrées lorsque plus de 3 cas surviennent, en moins de 7 jours, à 3 endroits différents.

 

Pour recevoir les alertes, enregistrez-vous ici.

modifié le 14/11/2023

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